Histoire

Armoiries

Blason de Roucourt
Blason de Roucourt

"Ecartelé d'or et de gueules", les armoiries de Roucourt sont celles de son dernier seigneur Jean-François Bérenger (1725-1802).

Origine et historique du village

Carte de Cassini du Douaisis (1750)
Carte de Cassini du Douaisis (1750)


Le village de Roucourt apparaît au milieu du XIIème siècle dans les écrits de Jacques de Guyse citant Gislebert de Mons. A cette époque, le Comte du Hainaut avait fait bâtir une motte féodale au centre du village appelée la "Tour de Roucourt".

Celle-ci donna lieu à de nombreux combats entre Thierry d' Alsace, Comte de Flandre (1128-1163) et Baudouin IV, Comte de Hainaut (1133-1171). Thierry d'Alsace s'en empara, la fortifia et y installa une garnison (1137).

Mais en 1150, Baudouin IV assiégea Roucourt et, après de durs combats, il reprit la tour. Par la suite elle fut à nouveau conquise par le Comte de Flandre qui rasa les fortifications.

Le nom du village apparaît ensuite en 1181, avec la querelle entre Gérard prévôt de Douai, et Renerum de Rocurt qui était son cousin consobrinus. Le toponyme Roucourt est formé du nom d'homme germanique "Rodulf" et du suffixe "cortem" désignant d'abord la cour de ferme puis l'exploitation agricole dans son entier.

Le village continua à dépendre du Comte de Hainaut qui fit bâtir un nouveau château. Ainsi, en 1200 la motte appartient à un certain Bernier de Roucourt, homme du Comte de Hainaut. Le cartulaire des fiefs et arrière-fiefs de Hainaut (1410-1411) atteste que "ville, terre et seigneurie de Roucourt" appartiennent au Hainaut.

Une seconde maison forte, à la sortie nord du village, apparaît dans les écrits au XVème siècle sous le nom de la "Motte". Celle-ci existait en 1571, les écrits mentionnent que fut confisquée à Jehan Commelin le fief de la Motte à Roucourt, comprenant : "maison, coulombier et jardin contenant d'entrepresure une rasière..."

Sur la gouache tirée des albums du Duc de Croÿ, représentant Roucourt en 1610, on aperçoit au centre du village une tourelle à trois niveaux de circulation et toit à deux pans qui pourrait correspondre au fief de la Motte.

Cette maison forte existait encore en 1769 comme l'atteste le dénombrement servi par Madame d'Helesmes : "...seigneurie de la Motte à Roucourt : maison, cense, pigeonnier contenant quatre rasières et demy, tenant au chemin d'Erchin à Douai et à celui de Lewarde".

Des cadastres plus récents (1802) indiquent une plate-forme rectangulaire d'environ 25 mètres de large (est-ouest) sur 55 mètres de long (nord-sud), entourée de fossés.

Dans le cadre de la construction d'un lotissement, des fouilles archéologiques effectuées en 2007 ont mis à jour des structures dont certaines sont liées à la motte féodale située près de l'église. Voir ici le rapport.

Du XIIème siècle à la Révolution, la seigneurie dépendit successivement des seigneurs de Masny, de Trazegnie de Renesse et de Hamel. Elle fut ensuite cédée au XVIIIème siècle au commissaire général des Fontes de l'artillerie de France, Jean-François Bérenger.

Juste avant la Révolution, en 1783, le village fut rattaché à la Flandre Wallonne.

La révolution industrielle du XIXème siècle apporta de nombreux changements dans la région, avec notamment l'exploitation minière. Ainsi, deux puits de mines furent ouverts à Roucourt en 1875. Cependant, pour des raisons de rentabilité, ces deux puits ne furent jamais exploités.

 


(source : L'Ostrevent & La Sensée édité par le SIRA)